Wout van Aert a remporté la 13e étape de la Vuelta 2026, vendredi 4 septembre, à Loja, en réglant Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step) au sprint après une attaque lancée à quatre kilomètres de l'arrivée. Le Belge de Visma-Lease a Bike a couvert les 192,8 kilomètres depuis Almuñécar en 4h34'00''. Son équipier Matthew Brennan, qui avait verrouillé le final pour lui, a pris la 3e place à 24 secondes devant Jarno Widar. C'est la quatrième victoire de Van Aert sur la Vuelta, deux ans après son triplé de 2024, et la quatrième de Visma sur cette 81e édition. Le peloton a terminé à trois minutes : Enric Mas (Movistar) reste en rouge avec 1'45'' d'avance sur Primož Roglič et 2'06'' sur Felix Gall. Mattias Skjelmose, glissé dans l'échappée, a repris 2'10'' et remonte 7e. Gregor Mühlberger, 9e du général et lieutenant de Gall, a abandonné sur chute. Ce samedi 5 septembre, la 14e étape mène de Jaén à la Sierra de la Pandera (154,5 km, environ 4 350 m de dénivelé), la première arrivée au sommet du week-end. Voici l'essentiel de l'actualité cyclisme du samedi 5 septembre 2026.
- Vuelta, étape 13 : Wout van Aert (Visma-Lease a Bike) s'impose à Loja en 4h34'00'' devant Valentin Paret-Peintre (même temps) et Matthew Brennan (+24''). Attaque à 4 km, sprint à deux dans le dernier kilomètre en bosse.
- Le général : aucun changement dans le top 5. Mas 45h08'51'', Roglič +1'45'', Gall +2'06'', Carapaz +3'53'', Onley +4'29''. Skjelmose (échappée) remonte de la 7e place à 7'42'' à la 7e place à 5'32''. Mühlberger (9e) abandonne : Tejada 9e, Berthet 10e.
- Le film : quatre attaquants au départ, festival d'offensives dans la Venta de la Cebada, chute de Mühlberger qui coupe le peloton, 43 hommes à l'avant, 11 dans le Legionario, 9 dans les 30 derniers kilomètres, Visma en surnombre avec Van Aert et Brennan.
- Maillots : Van Aert vert (224 pts, 65 d'avance sur Brennan), Buitrago à pois (58, Van Aert à 18 pts), Onley blanc pour 30'' sur Omrzel.
- Abandons : Lutsenko non partant, Mühlberger, Sivakov, Busatto et Sentjens en cours d'étape. UAE n'a plus que quatre coureurs.
- Étape 14, samedi 5 septembre : Jaén → Sierra de la Pandera, 154,5 km, Los Villares (2e cat.), Puerto de Locubín (2e cat.), montée finale de 11,4 à 11,9 km à 7,2 % avec 3 km à plus de 11 %. Départ 13h15, arrivée vers 17h19, 34 °C annoncés.
- En bref : Olav Kooij gagne la 3e étape du Tour of Britain devant Tim Merlier ; pour Tadej Pogačar, deux médecins du sport jugent les Mondiaux « compliqués » et un retour en octobre « pas impossible ».
- Côté pratique : placer l'attaque décisive en course amateur (la leçon Van Aert), et enchaîner plusieurs jours de sortie sous 34 °C sans y laisser sa santé.
Le film de la 13e étape : 43 échappés, une chute qui coupe le peloton et un final réglé par Visma
L'étape d'Almuñécar à Loja avait tout de l'étape de transition piégeuse : 3 404 mètres de dénivelé positif dans la province de Grenade, trois ascensions répertoriées, une première bosse qui commence dès le quinzième kilomètre et un dernier kilomètre en montée. « L'échappée a 99,9 % de chances d'aller au bout », prédisait Sergio Samitier (Cofidis) avant le départ, cité par le compte rendu officiel de La Vuelta. La bagarre pour en être a donc occupé la première heure.
Domen Novak (UAE), Fabio van den Bossche (Soudal Quick-Step), Asbjørn Hellemose (Jayco AlUla) et le Français Enzo Paleni (Groupama-FDJ United) sont les premiers à sortir et comptent jusqu'à 1'05'' d'avance. Le peloton les reprend après 25 kilomètres, au pied de l'Alto de la Venta de la Cebada (14,1 km à 5,1 %, sommet au km 31,2), où le vrai festival commence. Lorenzo Fortunato (XDS Astana) et Andreas Kron (Uno-X Mobility) passent à l'offensive. Puis la chute de Gregor Mühlberger (Decathlon CMA CGM), 9e du classement général, coupe le peloton en deux : 27 coureurs se retrouvent devant, dont le maillot vert Wout van Aert et le maillot à pois Santiago Buitrago, qui franchissent le sommet en tête. Les recalés partent en contre, et le groupe de tête grossit jusqu'à 43 unités.
Dans l'Alto del Legionario (15,6 km à 3,1 %, km 83,4), Kron, Cristian Rodríguez (XDS Astana) et Iñigo Elosegui durcissent le rythme, et onze hommes se détachent : Kevin Vermaerke (UAE), Matthew Brennan (Visma), Kron, Andreas Leknessund (Uno-X), Vincenzo Albanese (EF), Rodríguez, Lars Craps (Lotto Intermarché) et quatre Français, Clément Berthet, Guillaume Martin-Guyonnet (Groupama-FDJ United), Axel Laurance (Netcompany Ineos) et Léo Bisiaux (Decathlon CMA CGM). Derrière eux, dans le groupe des poursuivants, figure Mattias Skjelmose (Lidl-Trek), 7e du général à 7'42'' au départ, virtuellement 4e quand le peloton pointe à plus de quatre minutes. Movistar gère : « Nous avons simplement géré l'écart entre deux et quatre minutes, puis d'autres équipes sont venues nous prêter main-forte », expliquera Enric Mas.
Le Puerto de Granada (7,4 km à 5,6 %, km 155,4) rebat les cartes. Van Aert et Filippo Zana (Soudal Quick-Step) accélèrent, plusieurs poursuivants recollent, et le maillot vert continue de travailler dans la descente pour provoquer une nouvelle cassure. À 30 kilomètres de l'arrivée, ils sont neuf : Van Aert et Brennan pour Visma, Vermaerke, Bisiaux, Finn Fisher-Black (Red Bull-Bora-Hansgrohe), Simon Dalby (Uno-X), Jarno Widar (Lotto Intermarché), Albanese et Valentin Paret-Peintre (Soudal Quick-Step). Le premier groupe de chasse est à un peu plus d'une minute à 10 kilomètres du but, selon PEZ Cycling News.
Le plan de Visma devient alors limpide. Bisiaux attaque à un peu plus de 7 kilomètres : c'est Brennan qui ferme, pendant que Van Aert reste dans les roues. Dalby s'y reprend à deux fois : Brennan ferme encore. Le Britannique de 21 ans, déjà vainqueur de trois étapes sur cette Vuelta, joue le rôle de gendarme pour son leader. À un peu moins de quatre kilomètres, Van Aert place son accélération. Seul Paret-Peintre parvient à suivre. Derrière, Brennan cesse logiquement de rouler, l'hésitation s'installe, et l'écart se fait. Dans le dernier kilomètre en bosse, le Français lance le sprint de loin pour tenter de devenir le 117e coureur vainqueur d'étape sur les trois grands tours ; Van Aert le déborde et s'impose nettement. Brennan, qui avait passé le final à boucher les trous, gagne encore le sprint du groupe de chasse pour la 3e place à 24 secondes, devant Widar.
Classement de la 13e étape de la Vuelta 2026 (Almuñécar - Loja, 192,8 km)
| Place | Coureur | Équipe | Temps / écart |
|---|---|---|---|
| 1 | Wout van Aert | Visma-Lease a Bike | 4h34'00'' |
| 2 | Valentin Paret-Peintre | Soudal Quick-Step | m.t. |
| 3 | Matthew Brennan | Visma-Lease a Bike | + 24'' |
| 4 | Jarno Widar | Lotto Intermarché | + 24'' |
| 5 | Vincenzo Albanese | EF Education-EasyPost | + 24'' |
| 6 | Finn Fisher-Black | Red Bull-Bora-Hansgrohe | + 24'' |
| 7 | Kevin Vermaerke | UAE Team Emirates-XRG | + 24'' |
| 8 | Léo Bisiaux | Decathlon CMA CGM | + 28'' |
| 9 | Simon Dalby | Uno-X Mobility | + 32'' |
| 10 | Filippo Zana | Soudal Quick-Step | + 45'' |
Source : classement officiel lavuelta.es. Bonifications : 10'' Van Aert, 6'' Paret-Peintre, 4'' Brennan (3e). Peloton des favoris à 3'00''.
Quatre Français dans les 22 premiers : Paret-Peintre 2e, Bisiaux 8e, Clément Berthet 19e et Guillaume Martin-Guyonnet 22e, tous issus de l'échappée. Bisiaux, dans le coup pour la deuxième journée consécutive, remonte 12e du général et réduit son retard au classement du maillot blanc de 11'39'' à 9'07''.
Réactions : Van Aert « on a attaqué sans relâche », Mas « on s'en sort très bien »
Wout van Aert avait lancé Brennan vers la victoire à Manosque, Roquetes et Lorca, et échoué lui-même à Valdelinares (3e) et Elche de la Sierra (4e). À Loja, il raconte un plan construit dès le matin : « Le plan était de partir dans l'échappée. C'était une étape très difficile à contrôler. On savait qu'avec Matthew Brennan, Bruno Armirail, Christophe Laporte et moi, on avait des coureurs très performants sur ce genre d'étape. [...] Dans un groupe comme celui-ci, Matty et moi avons tous les deux une chance, mais on sait aussi se sacrifier l'un pour l'autre. On a attaqué sans relâche et l'attaque finale a payé », dit-il dans ses déclarations officielles.
Sur le choix du moment, le Belge est précis, et c'est une leçon de tactique que nous détaillons plus bas : « J'y pensais déjà un peu en regardant le profil et en voyant ce dernier coup de pied avant d'arriver au village. À cette distance (3,5 km), c'est le moment où les coureurs commencent à penser au sprint. Et si on parvient à creuser l'écart, alors ils ne peuvent plus le réduire. C'était suffisamment proche de l'arrivée pour que ça vaille le coup. »
Enric Mas, lui, a passé une journée de gestion avec la Sierra de la Pandera en ligne de mire : « C'était un moment tactique [quand Skjelmose est parti] dans la descente et nous avons décidé de continuer un peu plus tranquillement que lui. [...] Demain, nous ressentirons certainement la chaleur d'aujourd'hui. Il faut y aller étape par étape, et je pense que nous nous en sortons très bien. J'ai de bons souvenirs [de la Sierra de la Pandera]. C'était en 2022. Je suis motivé pour demain » (lavuelta.es).
Oscar Onley, 5e du général et maillot blanc, a vu Skjelmose menacer un temps sa place : « J'ai beaucoup de respect pour Skjelmose. C'est un coureur de très grande classe, alors on sait qu'il ne faut pas lui laisser de temps. Je savais aussi que ce serait difficile pour lui de creuser l'écart aujourd'hui, vu le nombre de coureurs dans l'échappée. Personne n'allait vouloir collaborer avec lui. » L'Écossais ajoute qu'il a « exactement les mêmes douleurs qu'après [sa] chute de l'autre jour, mais de l'autre côté » et espère « de meilleures jambes qu'hier » pour la Pandera (réaction officielle). Santiago Buitrago, maillot à pois, résume la lutte pour les points de la montagne : « Les sprinteurs se sont mis à la grimpe et les grimpeurs au sprint, donc c'est un peu la foire d'empoigne. Ce n'est pas facile de rivaliser avec Wout van Aert » (lavuelta.es).
Classement général après 13 étapes : Mas toujours en rouge, Skjelmose reprend 2'10''
Le peloton a rallié Loja trois minutes après Van Aert, sans aucun mouvement entre les cinq premiers. La vraie nouvelle du jour au général est la remontée de Mattias Skjelmose : parti dans le groupe de contre puis présent dans le premier groupe de chasse, le Danois de Lidl-Trek a repris 2'10'' aux favoris. Il reste 7e mais n'est plus qu'à 33 secondes de Jakob Omrzel et à 1'03'' d'Oscar Onley. L'abandon de Gregor Mühlberger fait remonter Harold Tejada 9e et Clément Berthet, 19e de l'étape, 10e du général.
| Place | Coureur | Équipe | Temps / écart |
|---|---|---|---|
| 1 | Enric Mas | Movistar | 45h08'51'' |
| 2 | Primož Roglič | Red Bull-Bora-Hansgrohe | + 1'45'' |
| 3 | Felix Gall | Decathlon CMA CGM | + 2'06'' |
| 4 | Richard Carapaz | EF Education-EasyPost | + 3'53'' |
| 5 | Oscar Onley | Netcompany Ineos | + 4'29'' |
| 6 | Jakob Omrzel | Bahrain Victorious | + 4'59'' |
| 7 | Mattias Skjelmose | Lidl-Trek | + 5'32'' |
| 8 | Sepp Kuss | Visma-Lease a Bike | + 7'58'' |
| 9 | Harold Tejada | XDS Astana | + 8'33'' |
| 10 | Clément Berthet | Groupama-FDJ United | + 11'06'' |
Source : CyclingUpToDate, recoupé avec le compte rendu officiel (top 5 inchangé, écarts Roglič et Gall confirmés). Contrôle arithmétique : 40h31'51'' après l'étape 12 + 4h37'00'' (peloton à 3'00'') = 45h08'51''.
| Maillot | Porteur | Situation après l'étape 13 |
|---|---|---|
| Rouge (général) | Enric Mas | 1'45'' sur Roglič, 2'06'' sur Gall |
| Vert (points) | Wout van Aert | 224 pts, 65 d'avance sur Brennan (159), Romele 3e (96) |
| À pois (montagne) | Santiago Buitrago | 58 pts, Van Aert 2e (40), Mas 3e (24) |
| Blanc (jeunes) | Oscar Onley | 30'' sur Omrzel, Bisiaux 3e à 9'07'' |
Source : classements annexes CyclingUpToDate. Van Aert a pris 6 points au sommet de la Venta de la Cebada devant Buitrago : les deux Visma occupent les deux premières places du classement par points et le maillot vert n'est plus qu'à 18 points du maillot à pois.
Abandons : Mühlberger sur chute, Lutsenko non partant, UAE réduit à quatre coureurs
La journée a coûté cher à plusieurs équipes. Alexey Lutsenko (NSN Cycling Team) n'a pas pris le départ à Almuñécar, ce que le bulletin médical de CyclingUpToDate présente comme la fin du dernier grand tour de sa carrière. Gregor Mühlberger, 9e du général et principal équipier de montagne de Felix Gall, est tombé dans la Venta de la Cebada et a abandonné ; Frederik Wandahl avait déjà chuté avec lui la veille. Pavel Sivakov (UAE) a également quitté la course en cours d'étape : après les abandons de Pogačar et Vine, UAE Team Emirates-XRG n'aligne plus que quatre coureurs. Francesco Busatto et Sente Sentjens sont les deux autres sortants du jour. De 160 partants vendredi matin, le peloton devrait compter 155 coureurs au départ de Jaén ce samedi, sous réserve du communiqué de départ.
Pour Decathlon CMA CGM, la perte est stratégique. Mühlberger avait accompagné Gall dans chaque montée décisive depuis Font-Romeu et son abandon prive l'Autrichien de son dernier rempart avant trois jours de montagne. Matthew Riccitello (13e du général) et Léo Bisiaux restent disponibles, mais la formation française ne pourra plus durcir la course en amont comme elle l'a fait à Calar Alto. Côté jury, aucune nouvelle amende n'a été prononcée après cette 13e étape, contrairement à la veille où Mas, García Pierna, Omrzel, Paret-Peintre et Widar avaient écopé chacun de 500 francs suisses pour jet de déchets.
Étape 14, samedi 5 septembre : Jaén - Sierra de la Pandera, 154,5 km et une montée finale à 17 % au plus fort
Après Calar Alto jeudi, la Vuelta retrouve la haute montagne ce samedi avec la septième arrivée de son histoire au sommet de la Sierra de la Pandera. Roberto Heras (2002), Alejandro Valverde (2003), Andrey Kashechkin (2006), Damiano Cunego (2009), Rafał Majka (2017) et Richard Carapaz (2022) y ont gagné, rappelle Dicodusport. La journée est courte, 154,5 kilomètres, mais très accidentée : 4 338 mètres de dénivelé positif selon Vélofuté, 4 350 selon Dicodusport, avec 1 077 mètres à absorber dès les 51 premiers kilomètres pour atteindre Mancha Real et deux raidillons (1,2 km à 8,1 % à Siete Pilillas, 1,5 km à 7 % à La Guardia de Jaén) avant la première difficulté répertoriée.
Le Puerto de los Villares (2e catégorie, 10,5 km à 5,4 %, pied au km 82,3) ouvre la seconde partie de course, suivi d'une descente de 9 kilomètres vers Fuensanta de Martos et d'une vingtaine de kilomètres accidentés jusqu'au sprint intermédiaire de Castillo de Locubín. Le Puerto de Locubín (2e catégorie, 8,7 km à 5,1 %, bonifications 6-4-2'') se franchit à 21,4 kilomètres de l'arrivée. Restent la traversée de Valdepeñas de Jaén, avec un mur de 360 mètres à 16 % dans les rues étroites du village, et la Sierra de la Pandera elle-même : 11,4 à 11,9 kilomètres selon le point de mesure, à 7,2 % de moyenne. Le profil est irrégulier : 3 km à plus de 7 %, un kilomètre à 4 %, un kilomètre à 11 %, deux kilomètres à 5 %, puis trois kilomètres à plus de 11 % de moyenne avec un passage à 17 %, un dernier kilomètre à plus de 8 % et des derniers mètres légèrement descendants.
| Repère | Étape 14 - Jaén → Sierra de la Pandera |
|---|---|
| Date | Samedi 5 septembre 2026 |
| Distance / dénivelé | 154,5 km / environ 4 350 m D+ (4 338 Vélofuté, 4 350 Dicodusport) |
| Cols répertoriés | Los Villares (2e cat., 10,5 km à 5,4 %), Puerto de Locubín (2e cat., 8,7 km à 5,1 %), Sierra de la Pandera (1re cat., 11,4-11,9 km à 7,2 %, max 17 %) |
| Sprint intermédiaire | Castillo de Locubín |
| Bonifications | 6-4-2'' au Puerto de Locubín, 10-6-4'' à l'arrivée |
| Horaires | Départ 13h15, arrivée estimée vers 17h19 |
| TV | Eurosport / HBO Max à partir de 14h45 |
| Météo | 34 °C minimum, y compris au sommet ; vent de nord-ouest de 10 à 18 km/h |
Sources : Vélofuté, Dicodusport, lavuelta.es. Les longueurs de la montée finale varient d'une source à l'autre selon le point de départ retenu (pied officiel ou premières rampes).
Le scénario le plus probable est une échappée pour la victoire d'étape et une explication entre les favoris dans les trois derniers kilomètres raides. Chez les baroudeurs, CyclingUpToDate cite Paret-Peintre, Buitrago, Bisiaux, Widar, Fortunato, Bilbao, Berrade, Dunbar et Tobias Johannessen, et donne Sepp Kuss favori s'il est autorisé à partir. Pour le maillot rouge, tout dépend de Roglič, qui n'a pas encore mis le nez à la fenêtre, et de Carapaz, vainqueur ici en 2022, dont l'attaque de loin est presque attendue. Mas, qui a repris 27 secondes à Calar Alto, aborde la montée avec un souvenir de 2022 et une équipe Movistar qui a parfaitement neutralisé l'Équatorien jeudi grâce à Iván Romeo.
En bref : Kooij gagne au Tour of Britain, Pogačar et le calendrier de la reprise
Olav Kooij (Decathlon CMA CGM) a remporté la 3e étape du Tour of Britain, vendredi 4 septembre, à Beverley, devant Tim Merlier (Soudal Quick-Step) et Axel Källberg (Lucky Sport), au terme d'un sprint chaotique dans lequel le Belge s'est retrouvé enfermé. C'est la huitième victoire d'étape du Néerlandais sur l'épreuve, seul Mark Cavendish (10) fait mieux ; il reprend au passage le maillot des points à Merlier. Lewis Askey (NSN Cycling) reste leader avec 12'' d'avance sur Tim Wellens et 19'' sur Matteo Trentin, d'après Cycling Weekly.
Sur le dossier Tadej Pogačar, rien de nouveau officiellement du côté d'UAE. Franceinfo a interrogé deux médecins du sport : pour Samuel Maraffi, médecin référent de TotalEnergies, « pour un retour en septembre, cela me semble relativement compliqué. Mais en octobre, cela ne paraît pas impossible ». Le chirurgien Romain Rousseau, référent à l'INSEP, parle d'un délai « un peu court » pour les Mondiaux de Montréal (27 septembre) tout en jugeant un retour en octobre « jouable », à temps pour les championnats d'Europe en Slovénie (2-7 octobre) et le Tour de Lombardie (10 octobre). Le Slovène est en convalescence à Monaco depuis mercredi, comme nous le rapportions dans notre récap de la 12e étape.
La leçon de Van Aert : quand et comment placer l'attaque décisive en course amateur ou en cyclosportive
Le final de Loja est un cas d'école qu'on peut transposer à n'importe quelle course de club, à une cyclosportive disputée en petit groupe ou même à la bosse du dimanche entre copains. Van Aert n'a pas attaqué parce qu'il était le plus fort : il a attaqué au moment précis où les autres avaient cessé de vouloir attaquer. « À cette distance, c'est le moment où les coureurs commencent à penser au sprint », dit-il. Un groupe de neuf qui s'est déjà usé sur les accélérations de Bisiaux et Dalby et qui sait qu'un sprinteur (Albanese) et un puncheur-sprinteur (Van Aert lui-même) sont présents entre en mode « attente ». C'est cette attente que le Belge a exploitée.
Première règle : lire le profil avant le départ et identifier le dernier « coup de pied », c'est-à-dire la dernière portion où la pente ou un virage empêche un groupe de rouler à pleine vitesse. Van Aert l'avait repéré sur le profil, à 3,5 kilomètres de la ligne, avant l'entrée dans le village. Sur une cyclosportive, cherchez sur le tracé la dernière bosse de 300 à 800 mètres située entre deux et cinq kilomètres de l'arrivée : c'est là que la différence se fait, pas dans le dernier kilomètre où tout le monde sprinte de toute façon.
Deuxième règle : attaquer quand un coéquipier ou un allié a le droit de ne pas rouler. Brennan a fermé trois attaques pour économiser Van Aert, puis s'est assis dès que celui-ci est parti. En amateur, si vous roulez à deux du même club, celui qui a le meilleur sprint reste caché, l'autre bouche les trous, et l'inverse dans le final. Si vous êtes seul, cherchez le coureur qui a lui aussi intérêt à ce que le groupe ne revienne pas, ce que Van Aert a trouvé en Paret-Peintre : « Il m'a laissé passer quelques relais et c'était bien de se battre ensemble jusqu'à la ligne. » Une attaque à deux tient beaucoup mieux qu'une attaque solitaire sur trois kilomètres.
Troisième règle : attaquer à fond, une seule fois, et ne plus se retourner. L'erreur classique en amateur est de tester, revenir, retester. Chaque relance coûte quelques secondes de récupération que les autres n'ont pas à payer. La bonne attaque se fait assis-debout, dans le vent de côté ou juste après un virage si possible, en visant 30 à 40 secondes très au-dessus de sa puissance seuil, puis en s'installant à une allure dure mais tenable. Si vous tenez cinq secondes d'écart au sommet de la bosse, l'hésitation du groupe fait généralement le reste.
| Situation en course amateur | Ce que fait le pro (Loja, 04/09) | Transposition pratique |
|---|---|---|
| Groupe de 6 à 10 coureurs, un sprinteur présent | Van Aert laisse Bisiaux et Dalby s'user, attend le « moment sprint » | Ne jamais suivre la première attaque si vous n'avez qu'une cartouche ; laissez les autres l'annuler |
| Dernière bosse à 2-5 km | Repérée sur le profil avant le départ (3,5 km, coup de pied avant le village) | Reconnaître le final la veille ou sur une carte avec courbes de niveau ; se fixer un point précis (panneau, virage) |
| Un coéquipier dans le groupe | Brennan ferme trois attaques puis cesse de rouler | Rôles clairs avant le départ : un gendarme, un finisseur ; le gendarme ne relaie plus dès que le finisseur est parti |
| Un rival suit l'attaque | Van Aert et Paret-Peintre collaborent jusqu'à la ligne | Relayer franchement jusqu'à 300-400 m, puis jouer le sprint : deux contre le groupe vaut mieux qu'un contre tous |
| Effort | Accélération franche, écart immédiat, jamais de relâche | 30-40 s bien au-dessus du seuil, puis allure tenable ; pas de « test » préalable |
Ces repères s'appliquent aux courses FFC/FSGT/UFOLEP et aux cyclosportives disputées en groupe ; en peloton dense, la sécurité prime sur la tactique, comme rappelé dans notre guide du code du peloton amateur.
« Demain, nous ressentirons la chaleur d'aujourd'hui » : enchaîner plusieurs sorties sous 34 °C sans se mettre en danger
La phrase d'Enric Mas à l'arrivée de Loja décrit un phénomène bien connu des coureurs de grands tours et trop peu des amateurs : la fatigue thermique s'accumule d'un jour sur l'autre. Une sortie sous forte chaleur n'est pas seulement plus dure sur le moment. Elle laisse une dette : déficit hydrique rarement comblé le soir même, sommeil de moins bonne qualité si la chambre reste chaude, appétit réduit, fréquence cardiaque de repos plus élevée le lendemain matin. La Vuelta annonce 34 °C au minimum ce samedi, y compris au sommet de la Pandera ; la même situation attend le cyclotouriste qui enchaîne quatre jours de séjour dans le Sud en septembre, ou le vététiste qui s'aligne sur une épreuve par étapes.
Le premier signal à surveiller est le poids du matin. Une pesée avant le petit-déjeuner, jour après jour, indique si l'hydratation de la veille a suffi : une perte supérieure à 1 à 2 % du poids corporel d'un matin à l'autre signifie que la dette n'est pas réglée, et il vaut mieux raccourcir la sortie que « rattraper » en buvant beaucoup d'un coup. Le deuxième signal est la fréquence cardiaque de repos, ou la variabilité si votre montre la mesure : un cœur de repos supérieur de 5 à 8 battements à votre valeur habituelle, deux jours de suite, invite à lever le pied. Le troisième signal est plus subjectif mais fiable : l'irritabilité, la difficulté à se concentrer, l'absence de faim au réveil.
Sur le vélo, la stratégie des pros est transposable. Partir tôt, avant que la route ne rayonne ; boire à heures fixes plutôt qu'à la soif, avec du sodium (500 à 1 000 mg par litre en forte transpiration) ; refroidir la peau autant que l'intérieur, avec de l'eau sur la nuque, les avant-bras et les cuisses à chaque fontaine ; réduire l'intensité de 5 à 10 % par rapport aux jours tempérés, ce qui revient à accepter de grimper un col « une dent de plus ». Après la sortie, la priorité absolue est la récupération thermique : douche tiède puis fraîche, pièce ventilée, repas salé, et surtout un vrai sommeil, ce que nous détaillons dans notre méthode de récupération après une sortie longue. Sur le textile, notre guide des tenues d'été résume ce qui évacue vraiment la chaleur.
| Jour | Contrôle du matin | Décision si le voyant est orange | Décision si le voyant est rouge |
|---|---|---|---|
| Chaque matin | Poids à jeun, FC de repos, envie de manger, qualité du sommeil | Poids −1 à −2 %, FC +5 bpm : sortie plus courte, départ plus tôt, intensité réduite | Poids au-delà de −2 %, FC +8 bpm ou plus, maux de tête, nausées : repos, réhydratation, pas de vélo |
| Pendant la sortie | Soif, urines, frissons, chair de poule, arrêt de la transpiration | Ralentir, s'arrêter à l'ombre 10 min, boire salé, mouiller nuque et avant-bras | Frissons ou arrêt de la transpiration sous la chaleur, confusion, vertiges : stop immédiat, refroidir, appeler le 15 |
| Après la sortie | Poids avant/après, couleur des urines, appétit | Perte supérieure à 2 % : boire 1,5 fois la perte sur 4 à 6 h, avec du sel | Pas d'urine pendant plusieurs heures, vomissements : consulter |
| Jour 3 et suivants | Tendance sur trois matins | Deux voyants orange consécutifs : journée allégée ou de repos | Un voyant rouge : arrêt de l'enchaînement |
Repères indicatifs pour adultes en bonne santé : ils ne remplacent pas un avis médical, en particulier en cas de traitement (diurétiques, bêtabloquants), de pathologie cardiaque ou rénale, ou de plus de 65 ans. Les seuils de température et le protocole appliqués aux pros sont rappelés dans notre article sur le protocole chaleur des courses.
FAQ : Vuelta 2026, 13e étape, étape 14 et conseils pratiques
Qui a gagné la 13e étape de la Vuelta 2026 ?
Wout van Aert (Visma-Lease a Bike), vendredi 4 septembre 2026, à Loja, en 4h34'00'' pour 192,8 km depuis Almuñécar. Il a attaqué à quatre kilomètres de l'arrivée et battu Valentin Paret-Peintre au sprint. Matthew Brennan a pris la 3e place à 24 secondes. C'est la quatrième victoire d'étape de Van Aert sur la Vuelta après son triplé de 2024.
Quel est le classement général après la 13e étape ?
Enric Mas (Movistar) mène en 45h08'51'' devant Primož Roglič (+1'45''), Felix Gall (+2'06''), Richard Carapaz (+3'53'') et Oscar Onley (+4'29''). Jakob Omrzel est 6e à 4'59'', Mattias Skjelmose 7e à 5'32'' après avoir repris 2'10'' dans l'échappée, Sepp Kuss 8e à 7'58''.
Qui a abandonné lors de la 13e étape ?
Alexey Lutsenko (NSN) n'a pas pris le départ. Gregor Mühlberger (Decathlon CMA CGM), 9e du général, a abandonné sur chute, tout comme Pavel Sivakov (UAE), Francesco Busatto et Sente Sentjens en cours d'étape. UAE Team Emirates-XRG ne compte plus que quatre coureurs en course.
Quel est le programme de la 14e étape, samedi 5 septembre ?
Jaén → Sierra de la Pandera, 154,5 km et environ 4 350 m de dénivelé. Deux cols de 2e catégorie (Los Villares, Puerto de Locubín) puis la montée finale de 1re catégorie, 11,4 à 11,9 km à 7,2 % avec trois kilomètres à plus de 11 % et un passage à 17 %. Départ à 13h15, arrivée estimée vers 17h19, direct Eurosport / HBO Max dès 14h45, 34 °C annoncés.
Quand attaquer dans le final d'une course amateur ?
Sur la dernière bosse ou le dernier virage situé entre deux et cinq kilomètres de l'arrivée, quand le groupe commence à penser au sprint et cesse d'attaquer. Une seule attaque franche, à fond pendant 30 à 40 secondes, idéalement avec un compagnon qui a lui aussi intérêt à tenir jusqu'à la ligne, plutôt qu'une série de tests qui usent sans faire la différence.
Comment savoir si l'on a trop accumulé de chaleur sur plusieurs jours de vélo ?
Pesez-vous chaque matin à jeun et notez votre fréquence cardiaque de repos. Une perte de poids supérieure à 1 à 2 % d'un jour sur l'autre, un cœur de repos supérieur de 5 à 8 battements à la normale, un mauvais sommeil et l'absence d'appétit signalent une dette thermique et hydrique : raccourcissez la sortie ou prenez une journée de repos. Frissons, arrêt de la transpiration ou confusion pendant l'effort imposent un arrêt immédiat et un appel au 15.