L'équipe UAE Emirates est en train de dynamiter ce Giro d'Italia. Après un début de course chaotique marqué par plusieurs abandons suite à une chute massive, la formation émiratie a adopté une stratégie ultra-offensive, enchaînant les victoires d'étapes.

Jhonatan Narváez s'est offert un superbe triplé, démontrant la capacité de l'équipe à rebondir et à exploiter ses opportunités. Mais cette tactique du 'tout pour l'attaque' est-elle viable sur trois semaines, surtout avec un effectif réduit ?

Libérés par le malheur ?

Privée de plusieurs éléments importants dès la deuxième étape, UAE Emirates semble paradoxalement libérée. L'équipe n'a plus rien à perdre et ose davantage, quitte à prendre des risques considérables. C'est un pari audacieux.

Cette situation rappelle celle d'équipes par le passé, forcées de revoir leurs ambitions à la baisse et qui ont finalement brillé par leur panache et leur capacité à saisir les opportunités. On pense notamment à certaines équipes françaises sur le Tour de France des années 90.

Quelle stratégie derrière l'offensive ?

Plusieurs scénarios sont possibles. Soit UAE Emirates tente de masquer ses faiblesses en multipliant les offensives pour ne pas laisser le contrôle aux autres équipes. Soit, et c'est l'hypothèse la plus probable, cette stratégie fait partie d'un plan plus vaste orchestré par Tadej Pogacar en vue du Tour de France.

Le Slovène pourrait utiliser ce Giro comme une rampe de lancement, testant les limites de ses adversaires et préparant le terrain pour une domination estivale. Envoyer ses équipiers à l'avant permet aussi de jauger les forces en présence et d'étudier les parcours.

Le risque de l'usure

Le principal danger pour UAE Emirates est l'usure. Accumuler les efforts en début de Giro pourrait se payer cher dans la troisième semaine, surtout si la malchance continue de frapper. Il faudra donc gérer les ressources avec intelligence.

Reste à savoir si cette tactique audacieuse portera ses fruits. Une chose est sûre, UAE Emirates apporte un souffle nouveau et spectaculaire à ce Giro, pour le plus grand plaisir des spectateurs.