Le Shimano Dura-Ace R9300, dernière itération du groupe phare de la marque japonaise, promet des passages de vitesses encore plus rapides, un freinage modulable et un poids en baisse. Après trois mois et 3 000 kilomètres sur nos routes de test entre Alpes et plaines, voici notre avis détaillé.

Transmission : la précision au sommet

Le passage de vitesses reste la signature du Dura-Ace Di2. Shimano a réduit le temps de changement de rapport à 35 millisecondes en montée et 25 ms en descente. En pratique, c'est imperceptible : la chaîne saute d'un pignon à l'autre avec une fluidité déconcertante, même sous forte charge dans les ascensions. Le mode synchro-shift en semi-automatique gère parfaitement la transition plateau/cassette.

Freinage : toujours la référence

Les étriers à 4 pistons offrent une puissance de freinage largement suffisante pour n'importe quelle descente alpestre. La modulation est exceptionnelle : on dose la puissance au millimètre, ce qui inspire une confiance totale dans les épingles serrées. Les disques de 160 mm (avant et arrière) sur notre vélo de test n'ont jamais montré de signe de surchauffe, même après 40 minutes de descente continue depuis le Col du Lautaret.

Poids et ergonomie

Le groupe complet pèse 2 438 g sur notre balance, soit une baisse de 60 g par rapport au R9200. Les leviers ont été redessinés avec une forme plus ergonomique qui convient mieux aux petites mains. La texture des cocottes assure une prise ferme même sous la pluie.

Notre verdict : 9,5/10

Points forts : Précision de passage inégalée, freinage de référence, fiabilité
Points faibles : Prix élevé (4 200 €), compatibilité limitée aux cadres récents
Alternative : SRAM Red AXS pour ceux qui préfèrent le sans-fil