Le contre-la-montre de 31 kilomètres autour de Desenzano del Garda (étape 14) s'annonce comme un juge de paix impitoyable. Un chrono long et plat, taillé pour les rouleurs puissants, mais qui pourrait creuser des écarts insurmontables pour les purs grimpeurs.
La Montagne Dictera sa Loi
Bien sûr, le Giro, c'est avant tout la montagne. L'étape 15, avec l'ascension vers Livigno (Mottolino), promet un spectacle grandiose. Plus de 4000 mètres de dénivelé positif, des pentes sévères, et une arrivée en altitude qui testera les organismes.
Mais attention, la troisième semaine sera encore plus redoutable. L'étape 16, avec le terrible Stelvio (Cima Coppi, point culminant du Giro), risque de faire des dégâts considérables. Une descente technique et glaciale pourrait aussi jouer un rôle majeur.
Double Dose de Difficulté
L'étape 17, avec deux ascensions du Monte Grappa, est une nouveauté qui pourrait surprendre. Un enchaînement explosif qui favorisera les attaquants et mettra à mal les leaders isolés.
Et n'oublions pas l'étape 20, la dernière occasion pour les grimpeurs de se refaire. L'ascension du Monte Grappa, encore une fois, sera le théâtre d'une bataille sans merci pour le maillot rose.
Quelles Conséquences pour les Français?
Pour les coureurs français engagés, ces étapes seront cruciales. Romain Bardet, s'il participe, devra saisir chaque opportunité en montagne pour distancer ses rivaux. Le chrono sera son point faible, il devra donc attaquer de loin.
Thibaut Pinot, s'il est au départ, devra retrouver ses jambes de 2018 pour espérer jouer les premiers rôles. Son talent de descendeur pourrait être un atout précieux dans l'étape du Stelvio.
Un Giro Taillé pour les Grimpeurs Explosifs?
Ce Giro semble favoriser les grimpeurs explosifs, capables de briller sur des pentes raides et des arrivées en altitude. Mais la régularité sera également essentielle, car les étapes de transition pourraient réserver des surprises.