Le White Rim, un sentier de gravier isolé de 160 kilomètres serpentant à travers le parc national des Canyonlands dans l'Utah, a été le théâtre d'une nouvelle performance exceptionnelle. Cameron Jones, originaire de Nouvelle-Zélande, a pulvérisé le précédent record établi par l'Américain Keegan Swenson, figure de proue du gravel outre-Atlantique.
Jones a stoppé le chrono en 5 heures, 55 minutes et 24 secondes, retranchant près de cinq minutes au temps de Swenson. Une performance d'autant plus impressionnante que le Néo-Zélandais accusait un retard de quatre minutes à mi-parcours.
Une remontée spectaculaire
« À mi-chemin, j'avais quatre minutes de retard », a déclaré Jones. Ce retard initial n'a fait qu'attiser sa détermination. Il a su gérer son effort et profiter des portions plus roulantes pour refaire son retard, puis finalement distancer le temps de référence.
Le White Rim Road est réputé pour son terrain accidenté et exigeant, avec des montées raides, des descentes techniques et des portions exposées aux éléments. Il faut non seulement une condition physique exceptionnelle mais aussi une parfaite maîtrise du pilotage et une connaissance pointue du parcours.
Le gravel en pleine expansion
Cette performance de Cameron Jones souligne l'attrait grandissant pour le gravel, une discipline qui combine les aspects du cyclisme sur route et du VTT. De plus en plus de coureurs, professionnels comme amateurs, sont séduits par ces épreuves qui se déroulent sur des terrains variés et souvent isolés.
On peut s'attendre à voir des performances toujours plus impressionnantes sur ce type de parcours dans les années à venir, avec une professionnalisation croissante de la discipline et des athlètes de plus en plus spécialisés.
Quel avenir pour Cameron Jones ?
Cette victoire sur le White Rim pourrait bien ouvrir de nouvelles portes à Cameron Jones. Sera-t-il en mesure de transposer cette performance sur d'autres épreuves de gravel de renom, comme Unbound Gravel, où il s'est déjà illustré ? L'avenir nous le dira.